Conseils de lecture

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Le livre de juin 2018

DREHER

CONNAISSEZ-VOUS DIOGNÈTE ?

C’est le destinataire d’une épître rédigée par un auteur chrétien anonyme de la fin du deuxième siècle pour montrer comment les chrétiens peuvent vivre au sein d’une société païenne, sans pour autant être une menace pour l’ordre public, ni perdre leur identité propre. Je vous en recommande la lecture, vous en trouverez le texte très facilement sur la toile.

Et il semblerait que de nos jours nous (chrétiens) soyons appelé à vivre le même genre de situation, dans une civilisation devenue post-chrétienne. Beaucoup s’interrogent sur la conduite à tenir, et je vous propose un vaste échantillon de leurs réflexions, mais Rod DREHER, journaliste et écrivain américain, marié, père de famille et chrétien engagé, nous donne dans son livre : « Le pari bénédictin : comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus », au rayon «« L’Église dans la société » » une analyse approfondie et des pistes de réflexion nombreuses et surtout pratiques, concrètes pour une action efficace et qui tient dans la durée. Il ne cache pas être un conservateur, mais de ceux qui sont ouverts aux préoccupations environnementalistes et sceptiques face au libre-marché capitaliste. Il me fait penser à Pierre Rabhi, dont je vous avais présenté un livre l’année dernière.

Si vous pensez que vivre en chrétien, c’est plus que le dimanche de 11h00 à midi, si vous vous interrogez, lisez ce livre qui vous ouvrira des perspectives nouvelles et vous donnera la pêche pour les explorer. Vous ne partagerez peut-être pas toutes ses prises de position, mais il vous fera avancer, il nous fera avancer, ensemble, en groupe, en paroisse, en Église.

Le livre de mai 2018

MarieB

MARIE, MÈRE DU CHRIST

Au pied de la croix, accablée de douleur mais non pas anéantie, Marie se souviens, elle qui « retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. » (Lc 2,19). C’est ainsi que commence cette bande dessinée consacrée à Marie, que je vous propose ce mois-ci, sous la plume de BRUNOR , l’auteur des « Indices pensables » (au rayon « « détente  »») et le crayon de Jean-François CELLIER .

C’est une BD, certes, mais elle n’est pas d’abord destinée aux enfants. En effet, c’est une longue méditation, une rumination de la Parole, telle que Marie pouvait déjà la connaître du Premier Testament, et pour l’apprécier à sa juste valeur, il faut d’abord connaître ces textes, et être à l’aise avec les différents passages où Marie est présente dans l’Évangile. Le dessin est léger, comme encore un peu hésitant devant la délicatesse du sujet qu’il aborde, et tellement respectueux. Il laisse toute sa place au texte, pour l’essentiel des citations de l’Écriture, et l’ouvrage ouvre en nos cœurs une fenêtre au vent de l’Esprit, sous la conduite de Marie, elle qui l’a accueilli dans sa prime jeunesse. C’est un livre qu’on a envie de lire avec un doigt sur les lèvres, pour pouvoir entendre ce souffle subtil, comme « le murmure d’une brise légère » (1R 19,12), qui nous dit la tendresse de Dieu pour les hommes, qui nous a donné son Fils, pour le salut du monde, mais aussi sa Mère, pour nous conduire à Lui.

Béni sois-tu, Seigneur, en l’honneur de la Vierge Marie !

Le livre d'avril 2018

HADJHAD

Alléluia ! Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité !

Pour vous permettre, amis lecteurs, de laisser s’épanouir cette joie de Pâques tout au long de ce mois d’avril, je vous propose, au rayon « spiritualité  », un petit livre (rouge) intitulé « Résurrection, mode d’emploi » de Fabrice HADJADJ, auteur dont je vous ai déjà parlé en novembre 2012 pour « Réussir sa mort, Anti-méthode pour vivre ».

Ici, en douze courts chapitres, il nous aide à relire tous les récits d’après la résurrection, que nous avons peut-être trop tendance à considérer comme connus, pour que nous en mesurions toute la portée, sur le plan spirituel, mais surtout sur le plan pratique, terre-à-terre, de notre quotidien. Et, loin d’être ennuyeux, il aborde les aspects les plus sérieux, voire les plus tragiques, sous un angle résolument humoristique. Pas une page qui ne vous fasse éclater de rire ! L’Evangile vu comme un polar, avec crime, énigme et enquêteur : Marie-Madeleine, par exemple, plus forte que miss Marple, qui soupçonne le jardinier d’être un voleur de cadavre, parce que, enfin, où est passé le corps ?

Et grâce à cette approche, à cette accroche, nous commençons à entrevoir la hauteur, la largeur et la profondeur de l’amour du Seigneur pour nous, et nous nous émerveillons à longueur de pages devant la Sagesse du Dieu de miséricorde qui est venu jusqu’à nous pour partager notre vie de tous les jours, l’illuminer de l’intérieur et remettre les choses en place à notre époque d’humanité augmentée upgradée 2.0.

Ainsi, partageant la joie des apôtres et des disciples, nous pourrons « dire à tous les hommes le Royaume est parmi nous, alléluia, alléluia ! »

Le livre de mars 18

judas

UN CARÊME AVEC… JUDAS !

Ce mois-ci en effet, je vous propose de cheminer avec le dernier livre d’Anne SOUPA, « Judas, le coupable idéal », du rayon « Bible ». Anne Soupa est bibliste et a collaboré à de nombreuses revues de vulgarisation biblique, notamment Biblia. Elle est aussi co-fondatrice avec Christine Pedotti de la « Conférence catholique des baptisé-e-s francophones », afin de promouvoir la responsabilité des baptisés catholiques.

Judas donc, condamné pour avoir trahi, ne mérite-t-il pas qu’on s’arrête davantage sur sa personnalité ? Il fut l’un des compagnons de Jésus pendant sa vie publique, il a suivi le maître : comment en est-il arrivé à trahir ? Mais si Judas a bien fait entrer Jésus dans le temps du malheur, il a aussi son « côté soleil ». Lui, l'un des Douze apôtres, il a suivi son Maître depuis le début de sa vie publique, il l'a aimé, il a participé à son dernier repas et a eu les pieds lavés par lui. Selon les évangélistes, il l'a « livré » et non « trahi ». Alors pourquoi continue-t-il d'incarner le mal, la traitrise et la cupidité ? Si Anne Soupa a décidé de reprendre l’enquête, dont elle connaît toutes les pièces, à charge et à décharge, c’est d’abord pour traiter le cas humain au plus juste, c’est ensuite pour examiner toutes les hypothèses qu’appelle le mystère qui subsiste.

Et nous, que pouvons-nous en retirer, en ce temps de préparation à Pâques, sur notre propre capacité à suivre mais aussi à renier le Christ ? J’en laisse l’expression à l’auteure, s’adressant à Judas : « Nous autres, lecteurs des Évangiles, nous t’avons accompagné et nous t’accompagnerons encore, de Semaine sainte en Semaine sainte, en silence et en paroles, car ton histoire pénètre jusqu’à la moelle de nos os. Et, à chaque fois, il nous reviendra de transformer ce que nous aurons appris de toi, à cause de toi et avec toi, en une leçon de sagesse et de vie. »

Le livre de février 18

cuisine

À TABLE !

« Quand je rencontrais tes paroles, je les dévorais (Jr 15,16) ; tes décisions sont plus savoureuses que le miel qui coule des rayons (Ps 18,11). Qu'elle est douce à mon palais ta promesse : le miel a moins de saveur dans ma bouche ! (Ps 118,103) »

En plus de découvrir, par ces quelques citations, que l’auteur sacré est amateur des produits de la ruche, nous voyons que la Bible, pour peu que nous y consacrions un peu de notre temps, nous réserve de savoureuses surprises. C’est ce que je vous propose ce mois-ci avec « La cuisine de la Bible » de Ruth KEENAN, au rayon « « Icônes et images » ». C’est en effet un livre magnifiquement illustré, où l’auteure nous propose douze menus librement inspirés de certains passages connus, ou moins connus, de l’Ancien Testament, pour renouveler notre palette de recettes et aussi pour élargir notre connaissance de la Bible. En quelque sorte, on joint l’utile à l’agréable…

Ruth Keenan nous offre tout un échantillon de saveurs telles qu’auraient pu les connaître les personnages bibliques, et l’iconographie et les commentaires, brefs mais fort intéressants, nous font revivre ces épisodes où sont évoqués un plat, une saveur ou un repas. « Dieu est aussi dans les marmites » disait sainte Thérèse d’Avila, la grande réformatrice du Carmel. Alors, comme le disent nos amis scouts : « Bona, bona, pétit ! » jacques_hamel

Le livre de janvier 2018

BONNE ET SAINTE ANNÉE 2018

Baptisés en Christ

Avec les vœux du nouvel an, viennent les bonnes résolutions, que nous ne tenons pas toujours bien longtemps, mais on peut au moins commencer… Par exemple, revoir nos connaissances sur les sacrements, ces moyens extraordinaires que nous donne le Seigneur, par l’intermédiaire de son Église, pour faire grandir sa vie en nous. C’est pourquoi je vous propose ce mois-ci un assortiment d’ouvrages sur les 7 sacrements, et en particulier sur le premier de ceux-ci, le baptême, le plus beau et le plus magnifique d’entre eux, d’après saint Grégoire de Nazianze. N’hésitez pas à prendre « Vous tous baptisés en Christ » un numéro passionnant de la collection « Sources vives », celui-ci étant au rayon « « Sacrements et Liturgie  »».

Cela me donne l’occasion de vous présenter cette collection d’une grande richesse, en même temps que d’un accès plutôt facile, et ceci grâce à un des nombreux dons faits à notre bibliothèque. « Sources vives » est un mensuel édité par les Fraternités Monastiques de Jérusalem, communautés nées le jour de la Toussaint 1975 à Paris. Fondées par le père Pierre-Marie DELFIEUX, les frères et les sœurs vivent « au cœur des villes et au cœur de Dieu », travaillant au-dehors et alliant à une vie de silence et de prière une ouverture au monde urbain. Deux numéros parlent plus spécifiquement de ces fraternités, au rayon « Notre Église » : « Moines et moniales dans les villes » et « Les 25 ans de ‘Jérusalem’ », si vous désirez en savoir plus sur elles.

Bonne lecture et encore très bonne année !