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Église de Les Alluets le Roi

Les Alluets le Roi
Saint Nicolas

Le village

Commune de 1384 personnes, les habitants n'ont pas de nom particulier si ce n'est : « les gens des Alluets » ; une autre particularité de ce village est son habitat groupé, souvent citée dans les manuels de géographie.

Ce petit bourg francilien est situé sur un plateau agricole et forestier, l'un des points le plus élevé du département des Yvelines.

Site de la municipalité : http://lesalluetsleroi.free.fr

L'activité agricole repose sur deux grosses exploitations céréalières et quelques autres, spécialisées en cultures arboricoles et maraîchères. La vie économique est complétée par une petite ZAC en plein développement, ainsi que des commerces (boulangerie, café-civette, agence immobilière) et plusieurs artisans.

L'église

L'église a pour saint patron Saint Nicolas, évêque de Myre en Grèce au IVe siècle, qui fut le grand saint thaumaturge du Moyen Âge.

La paroisse date du XIe siècle. L'église est de la fin du XIe, début du XIIe, elle a été remaniée au XVIe et au XVIIe siècle. Elle possède un chevet plat et d'imposants contreforts. La façade a été profondément modifiée, et le portail — probablement gothique —  a disparu pour être remplacé par une porte du style classique.

Le chœur et le transept sont voûtés d'ogives au XVIe, la nef recevant sa forme de voûte au XVIIe siècle.

Dans le collatéral on découvre une cuve baptismale du XIIIe en forme d'amande.

Quelques épisodes marquants de son histoire

Pendant la guerre de cent ans, l'édifice brûle et reste soumis aux intempéries plusieurs décennies. À la fin du XVe, il retrouve une charpente, c'est celle que l'on peut toujours admirer.

Le clocher roman a servi comme point d'observation à Cassini pour dresser la carte des Chasses du roi. En 1870, il fut endommagé par un obus allemand tiré en représailles de la mort d'un soldat. Il n'a été réparé qu'en 1898.

Trois cloches étaient installées jusqu'en juillet 1893, où deux furent descendues et transportées à Saint Germain en Laye pour y être fondues. La troisième et dernière s'appelle Marie Anne Andrée, son diamètre est de 1200mm, son poids de 1150kg et sa note un ré#.

Les restaurations récentes

En 1932/1933 de très gros travaux sont entrepris pour remettre en état l'édifice, très abîmé par l'érosion et le manque d'entretien.

C'est l'ère nouvelle du ciment, produit miracle du début du XXe siècle, qui donne un coup de jeunesse au bâtiment. Mais le temps passant, cela s'avère être une catastrophe : les murs et le sol ne respirent plus, l'humidité ronge les pierres tendres, le crépi se décolle entraînant des parties de pierres et provoquant d'énormes désordres.

Une association de sauvegarde a été constituée en 1989 pour attirer l'attention sur l'importance de conserver le patrimoine rural. Depuis, l'ensemble du bâtiment est remis en valeur grâce au montage financier de contrats ruraux (aide ponctuelle faite par l'état, la région et le département aux communes de moins de 2000 habitants, propriétaires du bâtiment).

Travaux récents : en 2001, restauration de la baie du chœur, pose d'un vitrail, remplacement du sol béton par du carrelage en terre cuite, et crépi intérieur du chœur.

Cette église ne bénéficie pas de protection particulière, elle n'est pas classée, ni inscrite à l'inventaire du patrimoine français.

Infos pratiques

Nombre de places assises : 195 (et une centaine debout). Le bâtiment est chauffé.

Très peu de places de stationnement autour de l'église.

Brocante annuelle : le lundi de Pentecôte, ou bien le dimanche si le lundi n'est pas férié.

Commerces ouverts le dimanche : boulangerie, café-civette, boucherie et jardinerie.